La Ville de Montréal et deux policiers du SPVM condamnés à verser 55K$ à une montrélaise pour détentions illégales et brutalité

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

LA VILLE DE MONTRÉAL ET DEUX POLICIERS DU SPVM CONDAMNÉS À VERSER 55 000$ À UNE MONTRÉALAISE POUR DÉTENTIONS ILLÉGALES ET BRUTALITÉ

Montréal, le 13 mai 2019

Un jugement de la Cour supérieure du Québec du 7 mai 2019, sous la présidence de la juge Hélène Langlois, condamne la Ville de Montréal à payer 36300$ + intérêts ainsi que personnellement les agents Paul Junior Morin et Mathieu Brassard du SPVM à payer chacun 3500$ + intérêts en dommages compensatoires pour leur traitement injuste de Jennifer Paquette, une montréalaise qui milite contre le capitalisme et la brutalité policière.

La preuve établit qu’à certains moments en 2014, le comportement de deux policiers fut attentatoire aux droits et libertés de Jennifer Paquette. Après avoir été relâchée d’une arrestation de masse le 1er mai 2014, elle est accusée d’une infraction qu’elle n’a pas commise et chargée violemment au point de briser son mégaphone sur sa tête. L’impact cause une entorse cervicale qui l’empêche de travailler et qui génère des épisodes de douleur qui dureront un an, ainsi que des séquelles psychologiques.  Elle est privée de liberté durant une heure, fouillée et menottée illégalement. Un mois plus tard, dans un autre événement, elle est détenue abusivement et menottée durant cinq heures. Ces gestes portent atteinte à la liberté de sa personne, à la sauvegarde de sa dignité et à l’égalité de traitement qu’elle mérite comme nous tous et toutes. L’histoire complète de Jennifer Paquette, incluant nombreux éléments qui n’apparaissent pas dans la décision, doit impérativement être portée à l’attention du public. Nous devrions tous et toutes nous sentir concerné.es par ces violations graves de la part du bras armé de l’État.

Le jugement relève par ailleurs des contradictions au niveau des témoignages policiers et dénote, peut-être pour la première fois au Canada, la présence de profilage politique : Jennifer a été ciblée par les policiers parce qu’elle a certaines opinions politiques ou mène certaines luttes politiques. En la ciblant, le SPVM prend parti dans ces luttes. Si cela ne surprend plus, cela devrait néanmoins choquer.

Jennifer Paquette est disponible pour parler aux médias par l’intermédiaire du CPSM.

Jugement complet: https://drive.google.com/open?id=1qvKJOJl71jdhypqgoRKU-SUX_1HqDcY8

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Contact média : Julien Villeneuve a/s Jennifer Paquette, CPSM (http://manif.co), Courriel :  cpsm (at) riseup.net, boite vocale : 514-394-1180.

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