Une militante de Québec bat en appel des accusations criminelles absurdes

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Montréal, le 25 juin 2020

Linda Forgues a été arrêtée à Québec en juin 2018, durant les journées de contestation qui ont entouré la tenue du sommet du G7 à La Malbaie, alors qu’elle était en possession d’une bonbonne de répulsif canin qu’elle n’a jamais sorti de son sac à dos, ni utilisé. À la suite d’un procès qui s’est déroulé les 11 et 12 mars 2019 à la Cour municipale de Québec, Mme Forgues a été reconnue coupable de port d’arme dans un dessin dangereux par le juge Jacques Ouellet, et ce bien que son arrestation ait été jugée illégale. Dans son jugement, le juge Ouellet affirme que la seule explication pour la présence du répulsif canin dans le sac de Mme Forgues est de « résister à une arrestation éventuelle ».

Dans une décision du 22 juin 2020, la Cour supérieure du Québec sous la présidence du juge Louis Dionne, renverse le jugement de la Cour municipale, le juge Ouellet ayant « rendu un verdict déraisonnable fondé sur des inférences non soutenues par la preuve. » Mme Forgues était représentée par Me Sandra Villeneuve.

C’est donc ainsi que meurt le dernier jugement procédant des 600 millions investis dans l’absurde déploiement sécuritaire entourant le G7 de 2018. À moins bien entendu que la Ville de Québec décide d’aller en appel pour tenter de sauver l’honneur de sa police à grands frais et avec peu de chances de succès. Rappelons que la presque totalité des accusations soulevées contre les personnes arrêté-es lors du G7 ont été abandonnées par la Ville de Québec ou se sont soldées par des verdicts de non-culpabilité.

Le droit de manifester fût rudement malmené durant le G7, comme c’est usuellement le cas lors de ces rassemblements de leaders politiques internationaux. Vous pouvez lire le rapport de mission d’observation de la Ligue des droits et libertés à l’adresse suivante : https://liguedesdroits.ca/manifester-intimidation-rapport-de-mission-dobservation-g7/

Les arrestations abusives et la judiciarisation font partie intégrante de la répression politique : elles accaparent des ressources et du temps qui pourrait être autrement investi dans des causes politiques, et découragent la participation active aux luttes sociales.

Pour plus d’informations sur l’histoire de Mme Forgues, voir les articles suivants du journal Droit de parole dont proviennent certains extraits de ce communiqué de presse :


Droit de parole solidaire avec Linda Forgues (CA de Droit de parole) : http://www.droitdeparole.org/2019/09/droit-de-parole-solidaire-avec-lynda-forgues/

Arrêtées du G7: la Couronne peu crédible (W. Stuart Edwards) : http://www.droitdeparole.org/2019/03/arretees-du-g7-la-couronne-peu-credible/

Pour plus d’informations ou pour une demande d’entrevue avec Mme Forgues, contactez le CPSM (cpsm@riseup.net, 514-394-1180).